RECHERCHES BIBLIOGRAPHIQUES SUR BEJA: SOMMAIRE

  1. SALLUSTE
 2. PLINE
 3. PLUTARQUE
 4. Silius Italicus
 5. Procope
 
6. Al-Bakri
 7. Al-Idrissi
 8. Mohamed El Abdery
 9. Léon L'AFRICAIN
 10.
MARMOL
11. Pierre d'AVITY
12. Laurent d'ARVIEUX
13. Thomas SHAW
14. Morcelli
15. Jean-André PEYSSONNEL

16. Henri DUNANT
17. Victor GUERIN
18. Albert de LA BERGE
19. le capitaine VINCENT (1883)
20. Henri SALADIN
21. René CAGNAT (1888)
22. René CAGNAT (1901)
23. René CAGNAT (1887)

24. Charles DIEHL
25. Edouard CHARTON
26. A. L. FROTHINGHAM Jr

27. Emile VIOLARD
28. Le capitaine Vincent
29. Elisée Reclus
30. Stéphane GSELL
31. Abbé Bonjean
32. Abbé NEU

33. Ammar MAHJOUBI
34. F. BONNIARD

25. Edouard CHARTON (1807- 1890)
Source: LE TOUR DU MONDE. 1896

Je me reprocherais, d'après les observations recueillies d'autre part de ne pas dire quelques mots de la région de Béja, qu'ont visitée la plupart de nos compagnons. C'est, pour les céréales surtout, le plus riche district de la Tunisie entière. L'eau y est abondante, au point qu'elle a peine à s'écouler assez vite et que le pays est parfois fiévreux; un drainage approprié corrigera ce défaut de la nature; la population indigène est berbère, avec des éléments andalous; même dans la prononciation de l'arabe local, on distingue des sons qui rappellent la z espagnole; ces habitants vivent d'agriculture, maraîchers autour de la ville, producteurs de céréales un peu plus loin; au temps des semailles ou de la moisson, des ouvriers leur viennent de pays très éloignés, sûrs de trouver de l'ouvrage. A Béja, l'unité de mesure pour les grains, la ouiba, est double de celle de Tunis; les indigènes ne se contentent pas préparer le couscous nécessaire à leur consommation, ils en fabriquent pour l'exportation, et en vendent au dehors en grande quantité. Les conditions privilégiées de ce terroir font du caïdat de Béja l'un des plus demandés de la Régence.