| RECHERCHES BIBLIOGRAPHIQUES SUR BEJA: | SOMMAIRE | |
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1.
SALLUSTE 2. PLINE 3. PLUTARQUE 4. Silius Italicus 5. Procope 6. Al-Bakri 7. Al-Idrissi 8. Mohamed El Abdery 9. Léon L'AFRICAIN 10. MARMOL 11. Pierre d'AVITY 12. Laurent d'ARVIEUX 13. Thomas SHAW 14. Morcelli 15. Jean-André PEYSSONNEL 16. Henri DUNANT 17. Victor GUERIN 18. Albert de LA BERGE 19. le capitaine VINCENT (1883) 20. Henri SALADIN 21. René CAGNAT (1888) 22. René CAGNAT (1901) 23. René CAGNAT (1887) 24. Charles DIEHL 25. Edouard CHARTON 26. A. L. FROTHINGHAM Jr 27. Emile VIOLARD 28. Le capitaine Vincent 29. Elisée Reclus 30. Stéphane GSELL 31. Abbé Bonjean 32. Abbé NEU 33. Ammar MAHJOUBI 34. F. BONNIARD |
9. Léon L'AFRICAIN
(1496?-1548) TOME SECOND Beggia Beggie est une cité anciennement édifiée par les Romains sur la pente d'un côteau, distant de la mer environ vingt-cind milles, et octante de Thunes, du côté de Ponant, sur le grand chemin qui va de Constantine à Thunes. Elle fut fabriquée par les Romains sur les fondements d'une autre qui y était auparavant, et pour cela s'appelait Vecchia qui signifie vieille; et par la corruption du temps, le v fut transformé en b, et les deux cc en deux gg, tant que maintenant elle retient le nom de Beggia. Mais je crois qu'il a été corrompu par les grandes et fréquentes mutations des seigneuries et lois, vu que cette diction n'est arabesque. Les murs de cette cité sont toujours demeurés en leur entier, et sont les habitants assez civils, maintenant bonne police, donnant ordre partout, et tenant garnie leur cité de toutes sortes d'artisans, même de tissiers et d'une infinité de gens s'adonnant à l'agriculture parce que la campagne est fort spacieuse et fertile, tant qu'ils ne sont en assez grand nombre pour cultiver si ample territoire, au moyen de quoi ils laissaient la plus grande partie aux Arabes pour labourer; et avec tout cela il en demeure encore en désert. Néanmoins ils ne laissent de vendre tous les ans plus de vingt mille setiers de grains, tellement qu'il est venu en commun de dire dedans Thunes: Si deux Beggies étaient Mais le roi de Thunes oppresse tant fort les habitants et leur impose si grands tributs que, peu à peu ils vont en décadence qui leur fait perdre une bonne partie de leur civilité accoutumée. |
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