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- Parmi les sources d'eau douce qui arrosent cette place et les campagnes voisines, on distingue l' Aïn es-Chems située auprès de la porte du même nom et tout à fait au pied du rempart. - La ville possède un grand faubourg situé à l'orient de la citadelle dont le mur a été abattu de ce côté-là.
- Les murs de cette cité sont toujours demeurés en leur entier.
- Elle est fermée de murs élevés et fort anciens.
- On trouve encore des lambeaux de vieilles murailles. - Sur une pierre, dans les murailles de la ville, près de la Fontaine.
- Une muraille d'enceinte l'environne de toutes parts; celle-ci est flanquée de distance en distance de tours carrées. - Toute cette enceinte, sauf quelques parties, date évidemment d'une époque antérieure à l'invasion arabe. Sans être antique à proprement parler, elle est bâtie avec des matériaux qui le sont, et offre tous les caractères d'une reconstruction byzantine accomplie à la hâte avec des éléments divers et des blocs de toutes sortes enlevés à des monuments plus anciens. - Sur un bloc engagé dans l'un des murs extérieurs de la kasbah.
- La ville, qui regarde à l'est, est entourée de vieilles murailles grises, crevassées, sans bastions ni canons, percées de portes étroites. - Il faut être au pied des murailles pour trouver des arbousiers, quelques figuiers de Barbarie et quelques maigres arbres fruitiers de nos jardins d'Europe. - Celle-ci s'aperçoit de deux kilomètres environ, dans sa ceinture de remparts blanchis à la chaux et au milieu de ses oliviers. - Et pourtant on ne peut, sans un certain sentiment d'intérêt, regarder ces antiques murailles et les lieux témoins de tant d'événements. - Enfin, après la reprise de l'Afrique sur les Vandales, Justinien l'entoura de puissantes fortifications. - Au pied des murailles, surtout du côté du sud, il existe des jardins potagers fort bien cultivés; à voir les rangs de salades, les plants de haricots, les champs de fèves et d'oignons, on se croirait près des fortifications de Paris, chez les maraîchers de la banlieue. - La partie la plus intéressante de la Béja antique est la muraille byzantine qui l'entourait. Ce mur comprend un développement de plus d'un kilomètre; il est bâti, comme toutes les murailles analogues, avec des morceaux de toute nature et empruntés à toutes sortes de monuments. Il est intact sur trois faces, des côtés nord, est et ouest. Sur la face méridionale il est remplacé par des maisons juives et arabes élevées avec les matériaux mêmes qui le formaient, et dans lesquelles on distingue çà et là les restes des substructions antiques. - Justinien la releva de ses ruines (527 av. J.-C.) et elle prit le titre de Theodorias, en l'honneur de l'impératrice. Les remparts que l'on voit encore aujourd'hui ont été construits, en certains endroits, sur les murs romains; les fouilles exécutées près de Bab-el-Aïn ne laissent aucun doute à ce sujet. - La ville actuelle comprend deux partie distinctes: la ville haute, entourée de l'ancienne enceinte, et qui est l'antique Vaga. Le tout est entouré d'une espèce d'enceinte en mauvaise maçonnerie, percée de six portes. - Les masures semblent crouler les unes sur les autres et un certain nombre d'entre elles sont encastrées dans les anciens remparts byzantins, dont une partie subsiste encore; vingt-trois tours la flanquent. - Une seule partie des remparts mérite une attention spéciale; il s'agit de la «porte romaine», fort bien conservée, malheureusement enfouie presque entièrement dans le sol. - De l'examen des
remparts de Béja, auquel a procédé M. Bonjean, conducteur des Ponts et
Chaussées, il résulte que l'ensemble de ces murailles est en très mauvais état
et que la situation, pour quelques parties, ne saurait être prolongée sans
compromettre gravement la sécurité publique. - Dès l'occupation française, la ville moderne de Béja commença à se bâtir en dehors de l'enceinte de l'ancienne ville. - Dans la suite, Carthage comprit la nécessité de maintenir la région sous autorité, et pour assurer son ravitaillement, elle mit une garnison à Béja et fortifia la ville. - Ces fortifications
devaient être assez solidement établies, car elles permirent à la ville
d'arrêter Régulus qui s'était avancé victorieusement jusque
sous ses murs, au
commencement de la première guerre punique. - 112 avant J. C. Aussi le roi Numide est obligé de l'assiéger et de l'enlever de vive force aux Carthaginois dans l'intervalle qui s'écoula entre la deuxième et la troisième guerre punique, vers l'an 172, d'après Tissot. - 448 après J. C. Genserie, non content d'avoir abandonné Béja après l'avoir dévastée, fit raser ses fortifications et démanteler son fort. -
Justinien s'appliqua à réparer les ruines amoncelées par les Vandales dans toute
l'Afrique. Il chargea le comte Paulus de diriger les travaux de restauration de
la ville et des fortifications de Béja. - Les fortifications restaurés sous l'empereur Justinien existent encore aujourd'hui. Elles forment une double enceinte: la première comprend la citadelle, la seconde, qui entoure une partie de la ville, a la forme d'un hexagone irrégulier, flanquée de 22 tours massives. Ces fortifications ont été exécutées avec beaucoup de soin et de solidité. |
Mur Sud
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